Freelances, artistes, influenceurs : six voies vers les États-Unis, et celle qui correspond à votre activité.
Visas américains pour freelances, indépendants & influenceurs
Fait partie du guide Le visa américain O-1
La tendance au travail en freelance ou en indépendant, déjà bien installée, s'est encore accélérée avec la pandémie de COVID. De plus en plus de personnes veulent construire leur carrière libres des contraintes d'un contrat de salarié classique. Le bon vieux « métro, boulot, dodo » chez le même employeur colle de moins en moins aux nouvelles façons de travailler. Les artistes et les influenceurs, en particulier, mènent souvent plusieurs projets de front et sont rémunérés en conséquence.
Logiquement, de plus en plus de freelances cherchent à s'installer aux États-Unis pour y exercer leur activité sur place. Mais on découvre vite qu'il n'existe tout simplement pas de « visa de travail » pour freelances aux États-Unis.
Les États-Unis tiennent clairement à protéger leurs travailleurs et à s'assurer que les ressortissants étrangers n'arrivent pas sans emploi concret. Résultat : leur système d'immigration ne tient pas vraiment compte de l'essor du travail indépendant.
Quelles options s'offrent donc aux freelances aux États-Unis ? Peut-on obtenir un visa qui permette d'y exercer une activité indépendante ?
Pour en savoir plus sur la vie et le travail aux États-Unis, c'est ici.
1Les options de visa pour freelances
Un freelance travaille généralement pour différentes entreprises et différents clients. C'est précisément ce qui pose problème au regard du droit américain de l'immigration : la plupart des visas de travail sont liés à une entreprise et donc peu ou pas adaptés aux indépendants.

Aux États-Unis, un freelance a donc presque toujours besoin du soutien d'une entreprise américaine active ou d'une agence. Certaines catégories de visa permettent toutefois de travailler en indépendant. Voici quelques scénarios possibles.
1.1Visa O-1
Enchaîner les missions de clients différents, sans planning ni volume de travail fixes, comme le fait un freelance en Europe : la loi américaine sur l'immigration ne le permet pas aujourd'hui. Parmi les options ouvertes aux indépendants, le O-1 reste pourtant la plus souple. Ce visa convient à tous ceux qui acceptent un peu plus de structure et ont une mission précise aux États-Unis.
Le visa O-1 s'adresse aux personnes aux compétences extraordinaires dans les sciences, les arts, l'éducation, les affaires ou des domaines comparables. Pour le demander, il faut toutefois des projets précis avec des donneurs d'ordre identifiés ou, pour les artistes, la collaboration avec un agent. Si vous avez un donneur d'ordre, c'est lui qui sponsorise le O-1 et vous pouvez vivre et travailler aux États-Unis le temps du projet. Si le visa est demandé via un agent, vous pouvez ensuite accepter des missions de différents clients américains. L'ordre compte beaucoup : d'abord la mission ou l'agent, ensuite le visa. Indépendants, influenceurs et autres ne peuvent donc pas s'expatrier avec le O-1 pour chercher du travail une fois sur place.
Prenons un exemple concret : vous êtes styliste freelance et travaillez sur un projet avec une maison de couture américaine. L'entreprise américaine devient alors le sponsor du visa et peut choisir de vous embaucher ou de vous enregistrer comme freelance. Avec le O-1, vous ne pouvez travailler que pour cette maison. Si vous décrochez une autre mission aux États-Unis, le second employeur dépose une nouvelle demande de visa. Vous pouvez ainsi travailler en parallèle pour autant de clients que vous le souhaitez.
Pour les artistes, le droit américain de l'immigration permet qu'un agent sponsorise le visa O-1. Cet agent représente un ou plusieurs employeurs, ou agit lui-même en tant qu'employeur. Les artistes indépendants peuvent ainsi accepter plusieurs projets simultanément avec un O-1. Les missions sont déposées avec la demande de visa et peuvent être mises à jour par la suite si nécessaire.
Tous les détails sur le visa O-1 sont réunis sur cette page. Pour voir comment cela se passe en pratique, lisez notre étude de cas : comment une influenceuse a obtenu son visa O-1.
1.2Visa H-1B/E-3
Ces deux options exigent elles aussi une entreprise américaine comme sponsor et ne peuvent pas être demandées directement par un freelance étranger. Contrairement au O-1, l'indépendant doit en outre être salarié de l'entreprise, comme n'importe quel employé, congés et avantages compris.
Les règles du H-1B veillent de très près au maintien de la relation de travail entre l'employeur et le titulaire du visa. Il reste un peu de marge : comme pour le visa O-1, on peut demander des H-1B pour plusieurs emplois à temps partiel, ce qui permet de mener des projets pour différents clients en même temps. Mais on reste loin de la flexibilité d'un indépendant.
Comment fonctionne exactement la loterie du visa H-1B ? Découvrez-le ici.
1.3Visa B-1
Le visa B-1 s'adresse à ceux qui se rendent aux États-Unis pour affaires, par exemple en voyage professionnel. Les freelances et indépendants de la recherche et du design, du développement, de la fabrication et de la production, du marketing, de la vente, de la distribution ou du service client peuvent voyager aux États-Unis avec un visa d'affaires, mais sans y prendre d'emploi : seules sont autorisées les activités dont le siège et les bénéfices se trouvent à l'étranger. Il ne doit pas non plus y avoir d'intention de s'installer durablement aux États-Unis. Le visa est délivré pour 6 mois et peut être prolongé. Le B-1 convient donc surtout aux freelances qui veulent goûter à l'air américain pour une durée limitée.
1.4Visa E-2
Le E-2 s'adresse aux personnes qui investissent un capital significatif dans leur propre entreprise américaine pour la diriger elles-mêmes sur place ou y envoyer des collaborateurs clés (de même nationalité). Si vous voulez vous installer aux États-Unis depuis l'Europe pour y diriger votre propre entreprise, le E-2 suppose donc d'abord que vous investissiez un capital significatif dans cette entreprise précise.
Selon la structure de l'entreprise, l'investisseur titulaire du E-2 peut aussi travailler pour plusieurs clients en parallèle. La seule condition : toutes les missions doivent servir l'objet de l'investissement initial. Si vous créez par exemple une société de conseil en ressources humaines, le titulaire du visa peut conseiller plusieurs entreprises à la fois via la société E-2. Ces clients paient la société pour la mission, et la société verse un salaire au salarié E-2. Si vous, indépendant, envisagez de créer votre propre société aux États-Unis et de la développer, le visa E-2 est une option qui, selon le secteur, permet aussi de travailler avec souplesse pour plusieurs clients.
Toutes les informations sur le visa E-2 et le montant de l'investissement aux États-Unis sont sur cette page.
1.5Visa E-2, E-3 ou L-2
Le conjoint d'un titulaire de visa E ou L peut obtenir un E-2, E-3 ou L-2 correspondant et travailler aux États-Unis sans demander d'EAD (Employment Authorization Document) ; le justificatif est le formulaire I-94 portant la mention E-2S, E-3S ou L-2S. Il peut alors travailler pour un employeur comme exercer en freelance. Freelances, influenceurs et autres profitent donc d'un départ aux États-Unis lorsque leur conjoint détient l'un de ces visas.
1.6F-1 OPT
Avec un diplôme de type bachelor ou une qualification équivalente, les jeunes diplômés peuvent effectuer un OPT (Optional Practical Training) aux États-Unis et demander à ce titre un EAD. Celui-ci permet de travailler au moins 20 heures par semaine dans un domaine lié au diplôme. Le travail en freelance est autorisé.
Par écrit : le visa qui convient à vous et à votre famille, établi avec l'avocat en immigration de l'équipe.
2Quel visa pour votre activité de freelance ?
Le droit américain de l'immigration ne favorise ni le travail indépendant, ni le freelance, ni la vie de nomade numérique. Mais si vous avez déjà des missions en vue, plusieurs scénarios permettent à une entreprise américaine de sponsoriser votre visa.

Avec la bonne structure, vous n'aurez pas tout à fait la même liberté que dans votre pays, mais vous pourrez tout de même travailler pour plusieurs clients à la fois aux États-Unis, sans même créer votre propre entreprise.
Et si vous disposez du capital nécessaire, rien de tel que de bâtir votre propre entreprise aux États-Unis en tant qu'investisseur, pour servir différents clients en toute souplesse.
Et si vous ne voulez pas vous installer aux États-Unis mais simplement travailler avec une société américaine : pour une LLC américaine sans établissement stable aux États-Unis, notre site partenaire zerotax.llc est la bonne adresse. Toutes les voies de visa sont résumées dans notre aperçu des visas.
Des questions sur le système d'assurance santé américain ? Lisez la suite ici.
Vous souhaitez voyager aux États-Unis sans visa ? Tout sur la demande ESTA ici.
Quelle voie vers les États-Unis vous correspond ? Nous la définissons ensemble lors d'un entretien.
- Il n'existe pas de visa de travail spécifique aux freelances aux États-Unis ; la plupart des visas de travail sont liés à une entreprise.
- Le O-1 est l'option la plus souple, mais il faut d'abord un donneur d'ordre ou un agent, puis le visa.
- Le H-1B et le E-3 exigent d'être salarié de l'entreprise qui sponsorise.
- Avec le visa E-2 et votre propre société américaine, vous pouvez travailler pour plusieurs clients.
Comment nous vous aidons
- Feuille de route visaPar écrit : le visa qui convient à vous et à votre famille, établi avec l'avocat en immigration de l'équipe.
- Consultation visa et green cardLa voie vers les États-Unis qui vous correspond, clarifiée en un entretien.
- Feuille de route visa et créationCréation et visa dans un seul plan, pour que la société porte le visa.
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