Du fil Instagram à l'O-1B : un dossier défendu ligne par ligne.
Comment une influenceuse a obtenu le visa O-1 pour les États-Unis
Fait partie du guide Le visa américain O-1
Une influenceuse et modèle OnlyFans suivie par une immense communauté en ligne peut-elle obtenir le visa O-1B en tant que personne aux capacités extraordinaires dans les arts ou le divertissement ?
- 1L'essor des influenceurs
- 2Quelles sont les conditions du visa O-1B ?
- 3Le cas de notre cliente
- 4Une réponse négative. Et maintenant ?
- 5Riposter avec des lettres d'experts
- 6Notoriété et millions de vues
- 7Pas de rôle de premier plan ? Nous ne sommes pas d'accord…
- 8Encore des lettres d'experts, encore des doutes
- 9Les mannequins traditionnels, c'est dépassé
- 10Et finalement, le succès
Nous vous expliquons ici comment Mount Bonnell Advisors, avec les avocats de l'équipe spécialisés en visas américains, y est parvenu malgré les nombreux obstacles posés par l'agent de l'USCIS chargé du dossier. Il minimisait les réalisations de notre cliente et la rangeait inutilement dans la catégorie standard des « Fashion Models », alors qu'elle est bien plus que cela.
Grâce à une présentation détaillée de preuves supplémentaires, nous avons défendu notre cliente : si elle ne correspondait pas exactement à la catégorie traditionnelle de « mannequin », elle remplissait bel et bien au moins trois des six critères de l'O-1B, par ses réalisations exceptionnelles d'influenceuse et de modèle, sa notoriété, sa reconnaissance et son rôle de premier plan en tant que fondatrice de sa propre plateforme web à succès.
Voici comment nous relevons ce type de défis pour obtenir, au bout du compte, l'approbation du dossier de notre cliente.
1L'essor des influenceurs
Avant l'explosion des réseaux sociaux, les mannequins étaient le principal moyen pour les entreprises de promouvoir leurs produits auprès d'un public mondial. Pour qui veut réussir dans l'univers du mannequinat d'aujourd'hui, des plateformes comme Instagram, TikTok, Facebook, YouTube et OnlyFans ont fait naître un nouveau type de « modèle » : l'influenceur et le modèle « instafamous ».

Même s'ils ne correspondent pas au prototype classique du « mannequin », ces influenceurs ont bâti leur présence sur les réseaux de façon non conventionnelle et s'en sont servis pour atteindre et maintenir un niveau exceptionnel de réussite et de reconnaissance dans leur secteur. Ils ont réuni des millions d'abonnés et atteint des sommets en signant des contrats de marque, des partenariats et des collaborations lucratifs avec certaines des plus grandes entreprises du monde.
Nul doute que l'essor du marketing d'influence a révolutionné la manière dont les entreprises font des affaires. Le secteur a compris que les influenceurs savent toucher leur large public et créer avec lui un lien que les figures médiatiques traditionnelles ne peuvent pas reproduire.
Les influenceurs tissent par exemple une relation avec leur public en partageant leurs opinions et leurs histoires personnelles, ce qui leur confère une crédibilité et une authenticité qui les distinguent de la plupart des mannequins classiques.
Les influenceurs qui, grâce à une reconnaissance nationale ou internationale durable, ont atteint dans leur domaine un niveau de réussite et de reconnaissance nettement supérieur à ce que l'on y rencontre habituellement peuvent prétendre au visa O-1B pour vivre et travailler aux États-Unis dans leur domaine d'excellence.
2Quelles sont les conditions du visa O-1B ?
Pour comprendre le dilemme de notre cliente, voyons d'abord les conditions générales d'obtention du visa O-1B.

L'O-1B est un visa de non-immigrant destiné aux personnes aux capacités extraordinaires dans les arts ou le divertissement.
Pour obtenir un O-1B, vous devez en règle générale démontrer des capacités extraordinaires attestées par une reconnaissance nationale ou internationale durable, ou un parcours de réalisations exceptionnelles dans les arts. Vous devez aussi venir temporairement aux États-Unis pour y poursuivre votre activité dans ce domaine d'excellence.
Dans les arts, les capacités extraordinaires signifient la distinction, c'est-à-dire un haut niveau de réussite artistique. Celui-ci se prouve par un degré de compétence et de reconnaissance nettement supérieur à la normale, dès lors que vous êtes éminent, renommé, de premier plan ou reconnu dans votre discipline.
L'USCIS classe généralement les modèles aux capacités extraordinaires selon le standard général du « Fashion Model ». Mais cette catégorie n'est pas taillée pour tout le monde : elle convient mal aux modèles non conventionnels qui ne correspondent pas au prototype du « mannequin de mode », comme notre cliente.
Par écrit : le visa qui convient à vous et à votre famille, établi avec l'avocat en immigration de l'équipe.
3Le cas de notre cliente
Notre cliente souhaitait demander un O-1B en tant que modèle et influenceuse fitness très respectée et recherchée, aux capacités extraordinaires. Elle faisait partie des rares influenceuses à avoir réuni une communauté de plusieurs millions d'abonnés. Au fil de sa carrière, elle a acquis une reconnaissance internationale, à la fois comme visage de sa propre marque fitness/lifestyle et comme modèle et personnalité du fitness, en décrochant des contrats et partenariats lucratifs avec de nombreuses marques prestigieuses. Elle est apparue dans des magazines, publications, campagnes publicitaires et panneaux d'affichage reconnus pour des entreprises internationales.
L'influenceuse voulait faire progresser aux États-Unis sa carrière de modèle et d'influenceuse fitness reconnue dans le monde entier, grâce à sa relation avec une agence de talents américaine, et avait élargi son offre pour signer plusieurs contrats de mannequinat sur le sol américain.
4Une réponse négative. Et maintenant ?
Malheureusement, la première réponse de l'USCIS a été négative : l'administration remettait en cause presque chaque aspect de la demande.

L'agent a d'abord contesté le contrat de travail de la candidate avec son agence et exigé un itinéraire détaillé, avec des informations sur chaque employeur avec lequel elle travaillerait pendant toute la durée de ses trois ans de séjour sous statut O-1B.
En réponse, notre équipe a fourni un plan détaillé sur 3 ans, précisant chaque engagement de notre cliente : date, type d'événement, lieu et nature de chaque mission. Notre cliente a également pu fournir, pour chaque contrat, des « Supporting Deal Memos » détaillés décrivant la nature de chaque événement et la rémunération prévue. C'était indispensable, car elle allait travailler avec plusieurs entreprises tout en étant représentée par un agent.
5Riposter avec des lettres d'experts
L'USCIS a ensuite exigé une lettre consultative d'une organisation professionnelle appropriée, sans se satisfaire des lettres d'experts rédigées par des CEO, des modèles réputés du secteur, des photographes et d'autres professionnels, présentées comme preuves des capacités extraordinaires et de la reconnaissance de notre cliente.

Comme il n'existe pas d'organisation pour les influenceurs, notre cliente a soumis une lettre rédigée par un expert du marketing d'influence et du coaching Instagram. Cet expert a pu démontrer que les influenceurs sont rémunérés en fonction de leur nombre d'abonnés, et que notre cliente était reconnue comme modèle et influenceuse fitness de renommée mondiale, ayant atteint et maintenu un niveau de reconnaissance international grâce à sa vaste audience en ligne et à ses contrats avec des entreprises prestigieuses.
6Notoriété et millions de vues
L'USCIS a aussi mis en doute la notoriété de notre cliente dans son domaine. Les avocats de l'équipe ont expliqué que sa vaste communauté en ligne et les contrats lucratifs qui en découlaient prouvaient sa portée et son influence internationales. Nous avons également mis en avant les nombreuses grandes publications médiatiques qui l'avaient présentée et publiée dans de multiples séries photo, en précisant la source, la nature détaillée de chaque média, l'engagement de son public, le nombre total de visites sur son site et d'autres données statistiques. Nous voulions faire comprendre à l'agent que toutes ces publications étaient bien des médias majeurs à l'excellente réputation, au vu de leur portée, de la localisation de leur public, des clics et des autres chiffres d'engagement.
Nous avons contesté l'affirmation de l'agent selon laquelle les sources fournies n'étaient pas des « grands médias ». À ses yeux, elles ne pouvaient pas l'être, puisqu'il ne s'agissait pas de grands magazines de « mode » au sens classique.
Nous avons répondu qu'il était inapproprié pour l'USCIS d'appliquer un critère aussi étroit et de n'accepter que les grands magazines de mode comme grands médias, compte tenu notamment du caractère non conventionnel du travail de notre cliente en tant qu'influenceuse et modèle fitness.
Pour chaque parution dans un grand média, nous avons prouvé que notre cliente avait généré des millions de vues. Cette approche s'est révélée très efficace : l'USCIS a fini par abandonner ses critères restrictifs.
7Pas de rôle de premier plan ? Nous ne sommes pas d'accord…
Par ailleurs, l'agent refusait de reconnaître le rôle de premier plan et déterminant de notre cliente dans sa propre structure, en tant que fondatrice, propriétaire et visage d'une marque fitness et lifestyle vendant programmes d'entraînement et accompagnement nutritionnel via son site web, au motif que, selon l'USCIS, « un site web créé par un bénéficiaire n'est pas un établissement ou une organisation qui emploie le bénéficiaire ».

Les avocats de l'équipe ont démontré avec habileté que, sur ce critère aussi, l'agent avait retenu une interprétation inutilement restrictive de la réglementation. Nous avons souligné que les critères réglementaires n'exigent pas que la bénéficiaire soit salariée de l'établissement ou de l'organisation. Mieux encore, le fait que notre cliente soit la fondatrice, la propriétaire et l'unique coach sportive de sa propre entreprise attestait clairement de son rôle décisif et moteur dans l'existence de l'entreprise et dans le succès de l'organisation. Nous avons fourni d'autres preuves : les services de fitness vendus par notre cliente, des captures de sa plateforme web, des exemples de programmes d'entraînement et de plans nutritionnels, le programme de défi fitness de 30 jours qu'elle a conçu, ainsi que son activité quotidienne sur son site (tenue de son blog, vidéos de motivation, séances d'entraînement en direct sur Instagram), autant d'outils au service du développement de sa marque. Ces preuves confirment son rôle moteur et décisif au sein de sa propre organisation.
8Encore des lettres d'experts, encore des doutes
Concernant les preuves de sa reconnaissance significative dans le secteur, l'USCIS a rejeté les avis d'experts présentés par la cliente au motif que leurs auteurs n'étaient pas reconnus comme experts du « mannequinat », mais étaient des photographes, des nutritionnistes, des coachs sportifs et des dirigeants de plateformes de réseaux sociaux.

Les avocats de l'équipe ont contesté cette lecture et montré que ces lettres suffisaient à établir ses réalisations dans le mannequinat et le fitness, ainsi que son influence sur l'ensemble du secteur, puisque leurs auteurs sont des « experts » dans leur domaine. Nous avons également souligné qu'il s'agissait d'experts de premier plan, qui connaissaient personnellement notre cliente grâce à leur collaboration professionnelle et à ses parutions dans les principaux médias. Nous avons fait valoir que l'USCIS devait examiner et accepter ces lettres dans leur ensemble : seuls des experts des domaines propres à la bénéficiaire (mannequinat, fitness et influence sur les réseaux sociaux) sont requis, car notre cliente n'était pas un « mannequin de mode » au sens traditionnel et ne devait pas être jugée selon les mêmes critères que si elle en était un.
Pour renforcer encore le poids de ces lettres, nous avons dressé un profil détaillé de chaque expert : son expérience dans le secteur, sa clientèle remarquable, son excellente réputation, le type de publications auxquelles il a contribué, les collaborations et projets marquants auxquels il a participé, sa notoriété et le type de public qu'il touche. Nous avons aussi joint des extraits de chaque lettre mettant en avant le travail moteur et décisif de notre cliente dans des campagnes publicitaires internationales, des parutions en vue dans des publications très lues, de grands médias, des plateformes de réseaux sociaux, des magazines et d'autres supports du même type.
9Le mannequin traditionnel a fait son temps
Nous avons montré que l'époque des « mannequins traditionnels » est révolue et que les influenceurs démontrent aujourd'hui leurs capacités exceptionnelles et leurs hautes performances par leur large audience en ligne et par des contrats lucratifs : partenariats avec des marques, présence dans des campagnes publicitaires internationales et autres travaux du même type.

Les avocats de l'équipe ont surmonté ces obstacles en faisant valoir que, lorsque le secteur du mannequinat évolue, ceux que l'on considère comme ses experts évoluent aussi. Nous avons souligné que les experts ayant écrit sur les réalisations de notre cliente étaient des photographes, des nutritionnistes, des coachs sportifs et des dirigeants de plateformes de réseaux sociaux, qu'ils sont reconnus comme experts dans ce domaine et qu'ils exercent aujourd'hui la plus forte influence dans l'univers des influenceurs.
Nous avons en outre produit les pages de réseaux sociaux de chaque expert, pour montrer qu'ils disposaient bien de leur propre large communauté en ligne et occupaient des rôles moteurs et décisifs dans le secteur.
Enfin, l'USCIS a contesté la preuve de la rémunération élevée de notre cliente, estimant insuffisante une lettre de son expert-comptable indiquant ses revenus de l'année précédente. En réponse, nous avons présenté : ses relevés de gains OnlyFans des trois dernières années, pour prouver que ce montant constitue une rémunération élevée dans le secteur ; ses revenus importants tirés de campagnes d'affichage sur les deux dernières années ; une copie de son contrat de travail faisant apparaître une rémunération élevée ; des deal memos attestant de paiements élevés à venir ; les revenus attendus de séances photo ; et des documents issus de sources indépendantes faisant autorité, montrant que sa rémunération dépassait nettement celle du mannequin moyen de son secteur.
10Et au bout du compte, le succès
Nous avons le plaisir de vous annoncer que la demande d'O-1B de notre cliente a finalement été approuvée. Avec de la persévérance et des solutions innovantes face aux défis de l'immigration, nous avons pu démontrer que des influenceurs reconnus sur les réseaux sociaux peuvent obtenir le visa O-1B. Notre cliente est désormais prête à entrer aux États-Unis pour poursuivre son travail avec ces marques prestigieuses.
Vous êtes influenceur ou influenceuse avec une large communauté en ligne et vous avez été mis en avant dans de grands médias et/ou des campagnes publicitaires ? Nous serons ravis de faire le point avec vous sur vos options de visa. Pour un aperçu de la catégorie, consultez nos pages sur le visa O et Le visa O-1 en bref ; d'autres pistes vous attendent dans notre article sur les options de visa américain pour freelances, indépendants et influenceurs.
Quelle voie vers les États-Unis vous correspond ? Nous la définissons ensemble lors d'un entretien.
- Les influenceurs bénéficiant d'une reconnaissance nationale ou internationale durable peuvent obtenir l'O-1B, catégorie arts et divertissement.
- L'USCIS a d'abord jugé la cliente selon les critères des mannequins de mode et remis en question presque chaque aspect de la demande.
- Un plan détaillé sur trois ans, des deal memos, des lettres d'experts et les chiffres d'audience des médias ont répondu aux objections.
- Son rôle moteur dans sa propre entreprise et ses revenus élevés ont aussi été documentés : la demande a été approuvée.
Comment nous vous aidons
- Feuille de route visaPar écrit : le visa qui convient à vous et à votre famille, établi avec l'avocat en immigration de l'équipe.
- Consultation visa et green cardLa voie vers les États-Unis qui vous correspond, clarifiée en un entretien.
- S'installer aux États-UnisVisa, compte bancaire, impôts et lieu de vie : votre installation avec Mount Bonnell Advisors.
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