Guide de l'impôt sur le revenu aux États-Unis (income tax)
Vous êtes ressortissant étranger et vivez aux États-Unis ? Voici toutes les réponses dont vous avez besoin sur l'impôt américain : qui doit le payer et quels États appliquent les taux les plus bas !
Vous êtes Européen, vous vivez aux États-Unis ou vous percevez des revenus de source américaine ? Alors il est essentiel de comprendre l'impôt américain pour respecter toutes les lois et réglementations en vigueur. Dans cet article, vous découvrirez tout ce qu'il faut savoir sur l'impôt aux États-Unis : qui doit le payer, à combien s'élève la charge fiscale et quels États appliquent des taux plus bas. Vous cherchez des réponses sur l'impôt sur le revenu américain ? Lisez la suite !
Retrouvez ici une présentation générale du système fiscal américain.
Comment fonctionne le système fiscal américain ?
Aux États-Unis, l'impôt sur le revenu est fixé par le gouvernement fédéral, mais certains États prélèvent aussi leurs propres impôts. En règle générale, toute personne qui perçoit un revenu aux États-Unis est soumise à l'impôt sur le revenu fédéral et à celui de l'État. Il existe toutefois quelques exceptions, comme les prestations de la Social Security et certains autres types de pensions de retraite.
Aux États-Unis, l'impôt sur le revenu est prélevé à la fois au niveau fédéral et au niveau des États. Le gouvernement fédéral impose les particuliers et les entreprises actifs aux États-Unis, tandis que les États prélèvent eux aussi des impôts auprès de leurs habitants.
Le système fiscal fédéral est progressif : plus vos revenus sont élevés, plus la part que vous versez en impôts est importante. Le montant dû dépend de votre statut de déclaration (filing status) et de votre revenu imposable ; il est établi par l'administration fiscale fédérale (Internal Revenue Service, IRS). Les États prélèvent aussi leurs propres impôts, avec des taux et des règles qui peuvent légèrement varier d'un État à l'autre.
Au niveau fédéral, le taux appliqué dépend du niveau de revenu, du statut du contribuable et du nombre de personnes à charge. En règle générale, plus votre revenu est élevé, plus votre taux l'est aussi. Les contribuables peuvent également faire valoir toute une série de déductions et de crédits d'impôt pour réduire leur revenu imposable ou augmenter leur remboursement.
Au niveau des États, les taux dépendent souvent de la situation géographique : certains États n'imposent pas du tout le revenu, d'autres appliquent un taux unique ou un barème progressif. Des crédits d'impôt et des déductions peuvent aussi exister au niveau de l'État.
Outre l'impôt sur le revenu, les États-Unis connaissent bien d'autres impôts, comme les taxes foncières, la sales tax et les droits d'accise. Ils ne sont pas prélevés directement par l'État fédéral, mais par les États et les collectivités locales.
Où que vous viviez, il est important de comprendre le système fiscal pour remplir tous les formulaires requis et payer chaque année le bon montant d'impôt. Un comptable ou un conseiller fiscal qualifié vous aidera à respecter toutes les règles.
Quand suis-je imposable aux États-Unis en tant qu'Européen ?
En règle générale, toute personne résidant aux États-Unis ou percevant des revenus de source américaine doit déposer une déclaration annuelle de revenus et peut être redevable de l'impôt.
Cela concerne :
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Les citoyens américains
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Les résidents titulaires d'une green card ou d'un visa
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Les personnes qui remplissent le Substantial Presence Test
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Les non-résidents qui perçoivent des revenus de source américaine
À qui s'applique la règle des 183 jours ?
Si vous êtes ressortissant européen et percevez des revenus aux États-Unis, vous devrez peut-être payer l'impôt américain sur ces revenus, selon la durée de votre séjour dans le pays. Si vous séjournez plus de 183 jours aux États-Unis sur une période de 12 mois, vous êtes en général considéré comme « résident » sur le plan fiscal et donc imposable aux États-Unis.
Quand suis-je imposable aux États-Unis sans y résider ?
Si vous ne résidez pas aux États-Unis mais percevez des revenus de source américaine, vous pouvez devoir y payer des impôts, même sans y habiter.
La raison : les États-Unis imposent tous les revenus générés sur leur territoire, ainsi que tous ceux « effectivement » liés à une activité commerciale exercée dans le pays, quels que soient votre lieu de résidence et votre nationalité.
Concrètement, si vous percevez des salaires gagnés aux États-Unis, des dividendes d'investissements américains, des intérêts de comptes domiciliés aux États-Unis ou des gains de certains jeux d'argent aux États-Unis, vous devez payer l'impôt dessus conformément aux règles de l'IRS.
De plus, toute personne étrangère exerçant une activité commerciale aux États-Unis doit y payer l'impôt sur les revenus tirés de cette activité.
Vous ne savez pas si vous devez déposer une déclaration ? Le mieux est de vous adresser à un fiscaliste qualifié : il vous aidera à comprendre vos obligations au regard du droit américain et vous accompagnera pour déposer toutes les déclarations requises et payer les impôts dus correctement et dans les délais.
Quels types d'impôts peuvent me concerner ?
L'impôt sur le revenu est le principal impôt prélevé sur les particuliers aux États-Unis. Il est progressif : les personnes aux revenus plus élevés paient un taux plus élevé que celles aux revenus plus modestes. Si vous percevez des revenus d'une activité indépendante, l'impôt sur le travail indépendant (self-employment tax) peut aussi s'appliquer. Enfin, certains États ont leurs propres impôts, dus selon votre lieu de résidence.
Puis-je bénéficier de déductions ?
Oui ! Selon votre situation, vous pouvez faire valoir certaines déductions ou certains crédits d'impôt qui réduisent le montant dû. Parmi les déductions les plus courantes : les frais de bureau à domicile, les primes d'assurance santé et les dons à des œuvres caritatives.
Quand dois-je déposer ma déclaration d'impôts aux États-Unis ?
Si vous êtes imposable sur des revenus américains, vous devez déposer une déclaration d'impôts américaine au plus tard le 15 avril de chaque année. La date exacte dépend de l'État où vous vivez et de votre statut de contribuable.
À combien s'élèvent les impôts aux États-Unis ?
Le montant de vos impôts dépend de plusieurs facteurs, notamment votre statut fiscal, votre tranche de revenu et votre État de résidence. Aux États-Unis, l'impôt fédéral sur le revenu est calculé selon un barème progressif : plus vous gagnez, plus votre taux est élevé.
Côté États, les taux et les lois diffèrent. Certains n'ont pas d'impôt sur le revenu, d'autres appliquent un taux unique ou un barème progressif.
Dans quel État américain paie-t-on le moins d'impôts ?
Neuf États n'imposent pas les salaires : l'Alaska, la Floride, le Nevada, le New Hampshire, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas, l'État de Washington et le Wyoming. L'État de Washington taxe toutefois les plus-values privées élevées à 7 %. Dans les autres États, les taux marginaux supérieurs 2026 vont de 2,5 % en Arizona et dans le Dakota du Nord à 13,3 % en Californie. Pour tout savoir sur les différents impôts américains, de la sales tax à l'impôt sur le revenu État par État, c'est par ici.
À combien s'élève l'impôt sur le revenu à New York ?
Les taux d'impôt sur le revenu de l'État de New York vont de 4 % à 10,9 % selon le revenu ; seules New York City et Yonkers prélèvent en plus leur propre impôt local sur le revenu. Vous pouvez estimer vos impôts avec le simulateur en ligne du New York State Department of Taxation and Finance.
Ces pays ont signé une convention de non-double imposition avec les États-Unis :
Afrique du Sud, Allemagne, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bangladesh, Barbade, Belgique, Bulgarie, Canada, Chili, Chine, Chypre, Corée, Danemark, Égypte, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Inde, Indonésie, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Maroc, Mexique, Moldavie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tadjikistan, Thaïlande, Trinité, Tunisie, Turkménistan, Turquie, Ukraine, Ouzbékistan, Venezuela.
Trois conventions ne s'appliquent plus, ou seulement en partie, et on l'oublie souvent : les États-Unis ont dénoncé la convention avec la Hongrie, qui ne s'applique plus aux impôts dus depuis le 1er janvier 2024. Les conventions avec la Russie et la Biélorussie sont partiellement suspendues. Si vous avez des revenus liés à l'un de ces trois pays, vous ne pouvez plus compter sur la protection conventionnelle. Le Vietnam a signé en 2015 une convention avec les États-Unis, qui n'est toujours pas entrée en vigueur. Nouveau venu : le Chili, dont la convention s'applique depuis fin 2023. La référence reste toujours la liste des conventions de l'IRS.
Le droit américain de l'impôt sur le revenu est assez complexe et évolue sans cesse. Bien accompagné, vous comprendrez pourtant l'impôt sur le revenu aux États-Unis bien plus facilement qu'il n'y paraît. Une question ? Contactez-nous à tout moment et réservez une consultation via notre page dédiée.
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Pour en savoir plus sur le système fiscal américain, lisez notre article Impôts aux États-Unis : le guide pour débutants et notre introduction express au droit fiscal américain pour les entrepreneurs européens. Retrouvez d'autres articles dans Actualités.
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Sources et état du droit : OCDE, Les impôts sur les salaires 2026 (22 avril 2026, données 2025) ; IRS, United States Income Tax Treaties A to Z (consulté le 31 août 2026) ; IRS Rev. Proc. 2025-32 pour l'année fiscale 2026.
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